JAZZ A GOGO DISPARAIT.
Je ne maintien plus ce blog.
Merci aux quelques rares qui m'ont encouragés, aux encore plus rares qui m'ont remercié, quand aux autres...

comment fonctionne RAPIDSHARE ?

lundi 6 décembre 2010

VA- J.A.G volume 1 - 2010


Voici la premiere "compilation" créée par Jazz à GoGo.
Offrez là à tous ceux qui vous disent " ah, le Jazz ? oui, je connais : Louis Armstrong, Sidney Bechett....j'aime pas trop !".
J'aurais pu l'intituler "j'aime pas le Jazz, mais ça j'aime" mais bon...
Donc, voici le 1er tome, si vos retours sont positifs, je vous proposerai un volume de temps en temps...
J'attends donc vos commentaires avec intérêt.

01. JAG volume 1 - Laudate, la nuit (antoine Hervé, Didier Lockwood, François et Louis Moutin) de Mozart, La nuit
02. Desafinado (Stephane Grappelli, Baden Powell) de la grande réunion
03. That's me (Barbara Dennerlein) de that's me
04. In love in vain (j.j. Rossinfosse, E. Legnini, S. Galland) de Natural Balance
05. Nuba (Anouar Brahem) de le voyage de Sahar
06. I could never forget (Tok Tok Tok ) de From soul to soul
07. Ascent (Lyle Mays ) de Lyle Mays
08. Love me like a river does (Melody Gardot) de Worrisome heart
09. God bless the child (Grant green) de sunday morning
10. Im old fashioned (John Coltrane) de Blue train
11. Goodbye Mr Evans (scott  Hamilton) de Scott Hamilton with strings
12. Try to remenber (Jean-Michel Pilc) de True Story


Merci à Camille pour son autorisation d'utiliser une de ses créations pour ma pochette

samedi 4 décembre 2010

Lello Panico - The secret - 1993




1. Lello Panico - camera       5:05        
2. A.B.J.M.     6:02        
3. Martina     4:35        
4. Straight ahead     5:11        
5. Blue in green     6:01        
6. Little train     5:44        
7. Hard times     4:57        
8. The secret     4:31        
9. Just one of those things    4:10

vendredi 3 décembre 2010

Asa - Beautiful imperfection - 2010


Un Prix Constantin et 300 000 exemplaires écoulés de son premier disque éponyme (2007) plus tard, et l’on peut à posteriori considérer que la Franco-Nigériane fut la délicieuse révélation, toute en énergie, de la scène hexagonale (puis européenne, puis…) de ces derniers mois, et le rappel simplissime que, parfois, les artistes authentiques et talentueux réussissent.
Produit par Benjamin Constant, ce deuxième opus (si on laisse sous le boisseau un Live In Paris de 2009 en sympathique instantané) ravira les amateurs de world music mainstream, et d’afro-folk à forte connotation reggae. Sur un doux tressautement de guitare, « Why Can’t We » bat le rappel de tout ce qu’on a aimé chez Tracy Chapman. C’est une atmosphère mystérieuse (aux claquements de doigts en réminiscence de West Side Story, à la pulsion nerveuse empruntée à « Fever », et autres intenses élans érotiques) qui nimbe « The Way I Feel ».
Les années soixante ressuscitent dans les entrecroisements d’orgue, cordes et cuivres en sourdine de « Be My Man ». « Bimpé » rappelle les origines africaines de la jeune femme, sur un tempo sautillant, mais jamais putassier. Quant à « Preacher Man », bel immobilisme mélancolique, qu’on aimerait de toutes ses forces réminiscence du « Son of a Preacher Man » de Dusty Springfield, tant la soul de l’aînée pourrait inspirer celle de la cadette, elle démontre qu’Asa a mis ces derniers mois parfaitement à profit, pour développer son sens des refrains, et des sentiments qui enflent comme voiles au vent.
Asa est une artiste attendrissante, sans que l’on implique la moindre commisération en la matière. Beautiful Imperfection est un album touchant, aisé, mais pas facile, swing et sensible, gorgé de cette imperfection qui nous est tous donnés, et de cette beauté qui n’est donné qu’à Asa.
|Christian Larrède-musicstory] 

01 – Asa - Why can’t we
02 – Maybe
03 – Be my man
04 – Preacher man
05 – Bimpé
06 – The way I feel
07 – Ok ok
08 – Dreamer girl (Have you ever heard)
09 – Oré
10 – Baby gone
11 – Broda olé (Brother olé)
12 – Questions
13 – Bamidélé (Ba’Mi’Délé) (Bonus track)

mercredi 1 décembre 2010

Martin Sasse Trio - Good Times - 2010


1. Martin Sasse Trio -Estate(6:37)
2. Yours is My Heart Alone (6:13)
3. Goodbye Pork Pie Hat (5:14)
4. My Funny Valentine (5:00)
5. Doxy (5:07)
6. I Thought About You (6:03)
7. Stella by Starlight (6:11)
8. Randy (6:19)
9. My Foolish Heart (Live) (10:35)
10. Good Times (Live) (7:56)

mardi 30 novembre 2010

Regina Carter - Reverse Thread - 2010


Les violonistes ne sont pas si nombreux dans le monde du jazz et Regina Carter en est l’une des rares représentantes féminines. Le quintet « Reverse thread » qui mêle la musique africaine au jazz et au classique est atypique. La variété des timbres est originale. Il faut écouter/voir ce quintet pour se persuader que cela fonctionne. Dans la moiteur du club de minuit, nous avons découvert un groupe auquel Regina Carter a donné un répertoire qui dévoile un travail de composition pour le moins remarquable. La violoniste réussit pleinement l’assimilation des influences diverses qu’elle met en musique. Le résultat impressionne grandement. Virtuosité palpable mais sans effets surérogatoires, cohérence du propos, joie sincère de jouer, sont manifestes durant tout le concert, la générosité en sus. Aucune pause affectée ne nuit au partage avec le public, l’émotion circule naturellement. La belle prestation de Ba Cissoko à la kora qui remplaçait Balla Tounkara au pied levé est à noter et son intégration accélérée au groupe démontre, mais le faut-il encore, que ceux qui élève l’échange humain au rang de vertu ne manque jamais de réussir dans leurs entreprises. Regina Carter est une artiste majeure dont la modestie ne voile ni le tempérament, ni l’originalité. Elle trace paisiblement un chemin créatif qui affirmera toujours plus dans l’avenir la singularité et la richesse de son propos.[cultureJazz]

01 – regina Carter-Hiwumbe Awaumba
02 – Full Time
03 – N’Teri
04 – Artistiya
05 – Un Aguinaldo Pa Regina
06 – Kothbiro (Intro)
07 – Kothbiro
08 – Zerapiky
09 – Day Dreaming on the Niger
10 – Juru Nani God Be with You
11 – Kanou
12 – Mwana Talitambula

vendredi 26 novembre 2010

Erik Truffaz - in between - 2010


Erik Truffaz c'est plus  de 300 000 albums vendus à travers le monde dans plus de 35 pays Après des expériences pop, World ou Hip Hop, « In Between » est un retour aux sources, en quartet Jazz, dans l'esprit avant gardiste et groove de « Bending New Corners » ou de « The Dawn » Avec la participation de Sophie Hunger sur le 1er single « Let Me Go » plus une reprise de Bob Dylan.

01 –Erik Truffaz-The Secret Of The Dead Sea
02 – Let Me Go ! (Feat. Sophie Hunger)
03 – Mechanic Cosmetic
04 – Fujin
05 – Dirge (Feat. Sophie Hunger)
06 – In Between
07 – Lost In Bogota
08 – Balbec
09 – BC One
10 – Les Gens Du Voyage
11 – Giuseppe
12 – Dead Sea Stones

lundi 22 novembre 2010

Pink Martini - Joy to the world -2010

C'est à partir de 1994 que China Forbes (chant) et Thomas M. Lauderdale (piano) forment Pink Martini à Portland (Oregon). Ces deux musiciens émérites, diplômés de Harvard, s'entourent d'une section de cuivres et de percussions pour produire un savoureux mélange à base de jazz et de rythmes latino.
Paresse estivale
Leur premier album Sympathique sort en 1997. Inspiration prémonitoire ou non, la Tour Eiffel figurée sur la pochette annonce bien un amour réciproque pour la France. « Sympathique (Je ne veux pas travailler) » avec son entêtant refrain, écho lointain du standard cajun « Travailler c'est trop dur », reste 29 semaines au Top français en 2000, pour une jolie 17ème place. Ce succès vaut au groupe d'être présent dans de multiples compilations lounge.
Bon goût
Egalement proche de la musique de films, les titres de Pink Martini figurent dans de nombreuses bandes originales de films. Le groupe tourne fréquemment avec diverses formations, il sort Hang On Little Tomato (2004) et Hey Eugene (2007). Son succès hexagonal ne se dément pas, les deux derniers albums se classent respectivement No 12 et No 7 au pays du bon goût.
Fin 2010, Pink Martini célèbre Noël de façon originale avec l'album Joy To The World, recueil de chants traditionnels comprenant lesclassiques « White Christmas » (chanté par la Japonaise Saori Yuki), « Silent Night » (en allemand), « Little Drummer Boy », ainsi que « Auld Land Syne » et l'hymne ukrainien « Shchedryk ».

1/14. Pink Martini - White Christmas (02:11)
2/14. Pink Martini - White Christmas (Part II) (featuring Saori Yuki) (03:32)
3/14. Pink Martini - Shchedryk (Ukrainian Bell Carol) (03:00)
4/14. Pink Martini - Santa Baby (02:37)
5/14. Pink Martini - Elohai, N'tzor (03:20)
6/14. Pink Martini - Little Drummer Boy (03:48)
7/14. Pink Martini - Congratulations (A Happy New Year Song) (02:53)
8/14. Pink Martini - Do You Hear What I Hear? (03:58)
9/14. Pink Martini - La Vergine Degli Angeli (03:11)
10/14. Pink Martini - We Three Kings (05:07)
11/14. Pink Martini - A Snowglobe Christmas (03:36)
12/14. Pink Martini - Ocho Kandelikas (Eight Little Candles) (02:17)
13/14. Pink Martini - Silent Night (03:38)
14/14. Pink Martini - Auld Lang Syne (03:18)

dimanche 21 novembre 2010

Cassandra Wilson - Silver Pony - 2010


VBR
Cassandra Wilson, grande dame du jazz au timbre de voix inimitable, compte à son actif un nombre d'albums qui ferait pâlir plus d'un musicien actuel. La chanteuse, déjà honorée durant sa prolifique carrière de deux Grammy Awards, nous livre cet automne "Silver Pony", un disque mi-studio mi-live, qui expose à merveille son style mélancolique et chaleureux.
La diva reprend avec élégance des stars de la pop. Elle sublime par exemple la chanson de Stevie Wonder "If It's Magic" et donne son interprétation toute personnelle de "Blackbird" des Beatles. Sur "Saddle Up My Pony", elle rend hommage à Charley Patton, celui que l'on considère comme le "Père du Deta Blues".
Sur ce "Silver Pony", tous les morceaux méritent qu'on les écoute avec recueillement. Cassandra Wilson, comme à l'accoutumée, signe un album habité et dense, d'une authenticité qui se fait de plus en plus rare.


1/11. Cassandra Wilson-Lover Come Back To Me (06:51)
2/11. Cassandra Wilson - Went Down To St. James Infirmary (07:14)
3/11. Cassandra Wilson - A Night In Seville (03:00)
4/11. Cassandra Wilson - Beneath A Silver Moon (06:39)
5/11. Cassandra Wilson - Saddle Up My Pony (09:32)
6/11. Cassandra Wilson - If It's Magic (04:34)
7/11. Cassandra Wilson - Forty Days & Forty Nights (04:59)
8/11. Cassandra Wilson - Silver Pony (00:36)
9/11. Cassandra Wilson - A Day In The Life Of A Fool (07:35)
10/11. Cassandra Wilson - Blackbird (06:46)
11/11. Cassandra Wilson - Watch The Sunrise (03:31)

mercredi 17 novembre 2010

Anne Sofie von Otter + Brad Mehldau - Love Songs - 2010


320 kbps
Le crossover n’est pas que le fait d’artistes qui s’approprient un autre genre avec une certaine suffisance.
 C’est aussi l’occasion de belles rencontres entre affinités contrastées.
Ainsi d’Anne Sofie von Otter et de Brad Mehldau.
Le pianiste de jazz a composé sept Love Songs spécifiquement pour la mezzo-soprano.
 On retrouve le goût de Mehldau pour les architectures souples et translucides, animées
d’un swing discret. Elles habillent des lignes vocales aux faux airs de Fauré, ballades tantôt narquoises,
 tantôt nostalgiques sur la scène d’un music-hall aux rideaux pourpres.
La qualité de l’ensemble tient beaucoup au naturel d’Anne Sofie von Otter.
La Suédoise n’est pas de celles qui arborent une voix gonflée, trafiquée;
elle confère une sobriété piquante aux reprises de Léo Ferré ou de Bob Telson qui figurent sur le second CD [Jonas Pulver-le temps] 

CD1:
01 – I – Von Otter+Mehldau-It May Not Always Be So
02 – II – We Met at the End of the Party
03 – III – Child, Child
04 – IV – Twilight
05 – V – Because
06 – VI – Dreams
07 – VII – Did You Never Know

CD2:
01 – Avec le temps
02 – Pierre
03 – Marcie
04 – Something Good
05 – Chanson de Maxence
06 – Chanson des vieux amants
07 – Sakta vi ga genom stan
08 – Att angora en brygga
09 – Dis, quand reviendras-tu
10 – What Are You Doing the Rest of Your Life
11 – Calling You
12 – Blackbird
13 – Some Other Time

Keith Richards - Vintage Vinos - 2010


VBR ~192kbps
Durant les années 1980, lorsque les Rolling Stones sont passés à travers une sérieuse crise où, selon Keith Richards, Mick Jagger voulait absolument tenir chaque ficelle maniant le groupe, le guitariste s'est senti le besoin de prendre ses distances et de chercher une échappatoire créative de son côté.
En 1988, Keith Richards lançait Talk is Cheap, un premier album solo, suivi d'un autre enregistré en spectacle la même année, Live at the Hollywood Palladium.
Il a ensuite récidivé en 1992 avec Main Offender, avant de revenir aux Rolling Stones pour de bon.
Fort de l'intérêt que suscite Life, son autobiographie lancée récemment, Keith Richards en profitera pour sortir Vintage Vinos, une compilation de son travail en solo qui puisera principalement dans ses trois albums, en y ajoutant notamment la pièce Hurricane qu'il avait écrite en 2005 afin de venir en aide aux sinistrés de l'ouragan Katrina.

01. Keith Richards-01. Take It So Hard 3:16
02. Big Enough 3:19
03. You Don’t Move Me 4:50
04. Struggle 4:12
05. Make No Mistake 4:55
06. Too Rude (live) 7:46
07. Time Is On My Side (live) 4:26
08. Happy (live) 7:08
09. Connection (live) 2:32
10. Wicked As It Seems 4:45
11. Eileen 4:29
12. Hate It When You Leave 4:58
13. Locked Away 5:45
14. Hurricane 1:25

lundi 15 novembre 2010

Maria de Medeiros -Peninsulas & Continentes - 2010



(320 kbps)
Peninsulas & Continentes est le tout nouvel album de Maria de Medeiros. Un voyage musical entre les péninsules ibérique et italienne et les continents africain et américain. Il fait suite à la sortie de son premier album en 2006, A little more blue. Les compositions classiques de Nino Rota pour des films américains y côtoient d'autres célèbres bandes sons de films très cosmopolites. Des chansons contestataires croisent des fados africains et des morceaux de rock brésiliens ou espagnols composés par Lenine et El Ultimo de la Fila. Au-delà des musiques, les différentes langues (l'espagnol, le portugais, l'italien, le catalan, l'anglais...) tissent une toile mélodique. Peninsulas & Continentes reflète ces expériences où les rencontres personnelles et musicales mènent à élargir la formation originelle. Maria de Medeiros invite alors le joueur de trombone Itacyr Bocato et le percussionniste Rubem Dantas, tous deux brésiliens, ainsi que le violoncelliste Manuel Martinez del Fresno.

01 Maria de Medeiros - la Dolce Vita (3:39)
02 Nao Vas Contar Que Mudei a Fechadura (4:07)
03 O Homem Voltou (4:37)
04 Muxima (5:32)
05 Quem a Janela (4:23)
06 A Jazmin (4:50)
07 Epigrama (3:30)
08 Speak Softly Love (II Padrino) (4:15)
09 Tudo por Acaso (4:08)
10 Paz Poeta e Pombas (4:08)
11 Che Scherzi Fa L Amore (4:39)
12 Velha Chica (5:55)
13 Te Recuerdo Amanda (2:43)
14 Coro da Primavera (5:03)
15 Aixi Com Cell Qui es Veu Prop de la Mort (3:48)

samedi 13 novembre 2010

Dhafer Youssef - Abu Nawas Rhapsody - 2010


 (320 kbps)
Oublié l’électro, le tunisien Dhafer Youssef revient avec une formation classique piano, basse et batterie. Toujours accompagné de son Oud, il fait encore plus ressortir la beauté de sa voix dans son dernier opus Abu Nawas Rhapsody.
C’est dans « Sura » qu’apparait en profondeur la beauté à la fois sacrée et profane de la musique de Dhafer Youssef. Les premières notes sont indescriptibles et démontrent à quelle point la voix est réellement un instrument.
A part quelques chansons  comme « Odd Elegy », l’album est empreint d’une douceur feutrée. Né dans la ville de Teboulba, en Tunisie, Dhafer Youssef a commencé sa carrière à l’école coranique. C’est sûrement cette influence qui donne à sa musique un caractère si solennel. Mais bien sûr, armé de son Oud, il a su créer sa vision du jazz. Comme dans Sabaa « Hayastan Dance », Dhafer Youssef fait ressortir le talent de ses musiciens ( Mark Giuliana, Chris Jennings et Tigran Hamasyan)
Parti très tôt de la Tunisie, Dhafer Youssef vit depuis en Europe. Il n’a pourtant pas oublié ses racines à travers sa musique. Sur son site, il affirme que l’Oud, cet instrument peu utilisé en jazz lui est venu tout simplement:  » Si j’étais né en Afrique de l’Ouest, je serais devenu batteur. A New York, un saxophoniste. Mais je suis né en Tunisie, je joue donc du Oud. Si on m’avait mis devant un piano peut-être que j’en aurais joué aussi, mais en fait, je n’ai vu mon premier piano que lorsque je suis arrivé à Vienne à l’âge de 19 ans. »
Charles Mathon

1. Dhafer Youssef -Sacré 4:59
2. Les Ondes Orientales 9:09
3. Khamsa 7:40
4. Interl’oud 1:44
5. Louage (Odd Elegy) 4:52
6. Ya Hobb 4:07
7. Shatha (intro) 2:08
8. Shatha 5:36
9. Mudamatan 4:54
10. Sabaa 5:00
11.Sura 6/05
12. Profane 4:38

Lucky peterson - You can always turn around - 2010


 (320 kbps)
Avec le CD You Can Always Turn Around, le guitariste Lucky Peterson répond à des pulsions traditionnelles. Il était temps. En effet, les dernières sorties (concert ou disques), ne m'avaient de loin pas convaincu. Voire affligé. Et je ne parle pas des entretiens grotesques... Grand vainqueur du retour aux sources, le blues acoustique. «L'inspiration est montée naturellement», m'a confié l'artiste né à Buffalo dans l'Etat de New-York. «J'ai senti la force des racines, celles de grands anciens comme Robert Johnson, Gary Davis et Blind Willie Mc Tell. Moi, ce qui me branche, ce n'est pas de devenir une vedette et d'occuper les plateaux. C'est de réaliser ce dont j'ai envie, du moment que cela plaît à mon public. Le reste ne me motive pas. Du reste, devenir une star, franchement, c'est trop de travail!»
Même s'il n'est pas devenu intello en une nuit, le personnage m'a semblé plus cohérent que les dernières années. L'album de ce bluesman polyvalent met en valeur des musiciens purs et durs du blues actuel, dits «de Woodstock»: Larry Campbell, Scott Petito et Gary Burke. Lucky Peterson devait cet hommage aux pairs qui lui ont regonflé la six-cordes. Car le Monsieur revient de loin. Pourtant, la carrière avait démarré sous de bons auspices. Après une tournée en Europe, Lucky avait été signé par le label Alligator, avant d'enfiler des albums disons... agréables, pour être musically correct, chez Verve et Blue Thumb. Etape suivante chez Birdology/Dreyfus, où il avait enregistré en 2003, Black Midnight Sun, considéré alors sur le site Amazon.com comme «le meilleur album».
Les embûches ont ralenti le parcours de cet espoir du Blues. Son énergie sera dépensée pendant quelques années à résoudre les problèmes de drogue qui avaient entamé sa santé, gâché sa vie professionnelle et pourri sa famille. Il enregistre certes quelques albums pour des petits labels européens; hélas rien qui ne vaille l'escalade aux rideaux.
À l’âge de 45 ans, "voici le moment de la révélation", proclame-t-il. Le CD présente un florilège de chansons évoquant galères, combats et salut. Déclaration du musicien: «j'espère que le message profitera à ceux qui se croient dans une impasse. Il y a toujours moyen de s'en sortir. Que je m’exprime par le biais du blues originel acoustique signifie qu'on peut tirer de la force et de l'âme de ses origines.» « Pour moi, le disque est vraiment différent, il jaillit du fond du coeur», ajoute son signataire.

L’album restera comme le dernier disque coproduit avec un grand Monsieur de la musique populaire française et du jazz, Francis Dreyfus, décédé le 24 juin 2010. Les titres ont été choisis par Doug Yoel, l'autre coproducteur. Hymne en faveur des droits civiques, le titre I Wish I Knew How It Would Feel To Be Free, écrit par Billy Taylor, et popularisé par Nina Simone, constitue un des sommets de l'album. Avec Trampled Rose, écrit par Tom Waits, Lucky Peterson initie un idiome nouveau, transformant un titre accrocheur sans paroles en séduisante mélopée aux accents arabisants.

En définitive, la voix pourrait constituer l’attraction majeure de l’album. Elle se retrouve au service d’une sélection éclectique de compositions fondées sur le blues comprenant aussi bien des chansons écrites par des bluesmen traditionnels du Delta cités plus haut, que des titres modernes écrits par quelques-uns des auteurs à succès actuels comme Tom Waits. L’album se referme avec une version magistrale du Think, de Curtis Mayfield, «qui doit vous retourner les tripes», insiste son nouvel interprète. L’album a été enregistré dans les studios Catskills. Lucky Peterson sollicite à plusieurs reprises la guitare Resonator, pour un résultat concluant. On remarque aussi son jeu au piano acoustique. Le styliste retrouvé réamorce aujourd'hui les tournées. Quand il n’est pas sur la route, on le retrouve au milieu de sa famille, derrière l'orgue de l'église à Dallas (Texas), pour le bonheur de l'assemblée des fidèles.
[Bruno Pfeiffer- Liberation] 

Lucky Peterson-1. I Believe I’ll Dust My Broom (Robert Johnson)
2. I’m New Here (Bill Callahan)
3. Statesboro Blues (Blind Willie McTell)
4. Trouble (Ray LaMontagne)
5. Trampled Rose (Tom Waits / Kathleen Brennan)
6. Atonement (Lucinda Williams)
7. Why Are People Like That (Bobby Charles)
8. Four Little Boys (James Peterson / Judge Peterson)
9. Death Don’t Have No Mercy (Rev. Gary Davis)
10. I Wish I Knew How It Would Feel To Be Free (Billy Taylor and Dick Dallas)
11. Think (Curtis Mayfield)

jeudi 11 novembre 2010

Cliff Richard - Bold as Brass (limited édition) - 2010


Bold as brass, le nouvel album de Cliff Richard (sorti le 11 octobre ). Il y reprend ici des grands succès du répertoire des crooners américains: du swing et du jazz au programme donc. Cet album est issu de la série de 6 concerts donnés par l'artiste à l'occasion de son 70eme anniversaire.

01. Cliff Richard-Love Me Or Leave Me (3:48)
02. Lazy River (3:28)
03. I’ve Got You Under My Skin (3:19)
04. I Just Want To Make Love To You (3:54)
05. They Can’t Take That Away From Me (4:33)
06. Let’s Fall In Love (3:54)
07. I Didn’t Know What Time It Was (3:40)
08. Accentuate The Positive (3:15)
09. Teach Me Tonight (3:34)
10. Don’t Get Around Much Any More (3:39)
11. Night And Day (3:52)
12. Bewitched, Bothered & Bewildered (3:48)

mercredi 10 novembre 2010

John Zorn - Ipsissimus - 2010



À l'écoute de cet Ipsissimus, on ne comprend plus grand-chose à la direction prise par le projet Moonchild.
Admirez bien le beau digipack dans son cartonnage découpé et les tableaux de William Blake qui l'illustrent : c'est peut-être encore ce qu'il y a de plus réussi dans le disque.
L'entrée en matière Seven Sigils semble réserver peu de surprises, propulsée par la basse de Trevor Dunn et déchirée par les ululements pattoniens et le solo de sax hystéro. Mais on se rend vite compte que ce qui, en 2006, aurait sonné comme une messe noire dans une crypte putride se rapproche ici, par petites touches sournoises, de la collision entre Michel Legrand et Anton LaVey à un concert de Led Zep. La basse se révèle beaucoup plus mélodique que ce à quoi Dunn nous avait habitués dans les volumes 1 à 4 ; l'intervention incongrue de vocalises jazzy semble vouloir tirer le titre vers une espèce de registre de BO '60s kitsch (messe noire easy listening ? C'est possible, ça ?) ; et Zorn revient avec insistance (comprenez : pas le plus subtilement du monde) sur sa volonté d'introduire des mélodies jazz dans ses parties de sax.
Une fois digérée cette ouverture faussement sauvage, on aborde le premier vrai, franc contrepied de l'album. Tout en paraissant complètement déplacé dans le contexte moonchildien, The Book of Los reste une surprise plutôt agréable, grâce à sa première partie dominée par la guitare suprêmement élégante de Marc Ribot, dans un registre à l'opposé des déchaînement sataniques des précédents numéros. Mais Zorn refuse de choisir entre ses penchants contraires et enchaîne sur une nouvelle de séance de muscu (la ligne de basse de la deuxième partie est un quasi-décalque de celle de Seven Sigils) qui, dans le sillage du 9 x 9 de The Crucible, semble vouloir consommer l'union du happening hystérique qu'était le Moonchild des origines avec le classic rock musclé.
Ce qui était une joyeuse parenthèse un peu hors de propos, mais finalement assez jouissive dans le précédent numéro (qui avait le mérite de conserver son aura de menace) devient ici source d'agacement. Zorn, après avoir demandé à Ribot de se prendre pour Jimmy Page, semble le prier de jouer à Hendrix (assez flagrant sur Supplicant). Patton a mis son célèbre larynx en pilotage automatique et semble ne même plus essayer de surprendre. Tabula Smaragdina en est l'exemple, regrettablement prévisible de la première à la sixième minute... et quand finalement Patton dévie du script pour improviser quelque chose de différent, c'est une reprise à gorge déployée de la ligne de basse qui frôle dangereusement le ridicule.
Les trois Apparitions sont des trios apparemment fondés sur des impros de Ribot, qui tricote des exercices anguleux et électriques. Autant je suis prêt à écouter des albums entiers d'Otomo Yoshihide jouant à ce jeu-là avec Bill Laswell et le batteur de son choix, autant dans ce contexte cela tient plus de l'interlude, voire de la démonstration ("Oui, je fais des solos rock comme dans les années 70, mais je suis aussi un vrai musicien sérieux et contemporain, regarde comme je suis free, je fais de l'impro déconstruite quand je veux"). The Changeling est un duo basse-batterie, pas du tout désagréable d'ailleurs pendant trois minutes, mais 1° il en dure six et 2° ce n'est pas vraiment le genre d'exercice qu'on attend d'un album du groupe qui a signé Moonchild et Six Litanies For Heliogabalus.
En pénultième position, selon que l'on aime son verre de ciguë à moitié plein ou à demi-vide, on sera rassuré ou bien définitivement déboussolé par Warlock, qui semble synthétiser toutes les tendances de l'album en un titre épique, où la guitare de Ribot passe des arpèges scintillants aux bends hendrixiens, où Patton retrouve un peu du murmure démoniaque qui nous empêchait de dormir après l'écoute de Moonchild, où par moments tout semble enfin se mettre en place dans une apothéose apocalyptique avant de conclure sur une note étonnamment élégiaque. C'est à mon avis une vraie réussite, mais (à moins que des écoutes répétées finissent par me faire changer d'avis sur le reste de l'album - ça s'est vu) je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il aurait mieux valu faire figurer Warlock sur The Crucible et laisser tout le reste de l'album dans les coffres de Tzadik...
Là où The Crucible semblait puiser dans les influences jazz du compositeur pour injecter un nouveau souffle à la série, Ipsissimus donne l'impression de ne pas vouloir choisir de direction et perd en route le fil directeur - l'ambiance mystique et menaçante zébrée d'épisodes d'agression extrême - qui faisait toute la tension des précédents opus. Le slogan zornien - "Powerful secrets are revealed through intensity and extremes of experience" - qui figure sur tous les albums de la série, sonne ici comme une promesse non tenue.[jediroller]
en savoir plus
01 – John Zorn - Seven Sigills
02 – The Book of Los
03 – Apparitions I
04 – Supplicant
05 – Tabula Smaragdina
06 – Apparitions II
07 – The Changeling
08 – Warlock
09 – Apparitions III

lundi 8 novembre 2010

Claudia Solal Spoonbox - Room Service - 2010

Claudia Solal (voc), Benjamin Moussay (kb, elec), Jean-Charles Richard (sax), Joe Quitzke (dm), Régis Huby (vl)

On ne présente plus Claudia Solal. De ses collaborations avec Yves Rousseau au sein de l’ambitieux Poète, vos papiers !, dans le New Dodécaband de son père Martial Solal ou le septet de Jean-Marc Padovani à ses récentes expérimentations avec la Théorie du chaos ou son séjour sur la Banquise de Françoise Toullec - en passant naturellement par ses propres créations -, cette remarquable chanteuse s’approprie des univers très variés.

Au-delà d’une technique vocale unanimement célébrée, elle apporte constamment une douceur en léger décalage, une candeur acidulée qu’on avait pu apprécier sur Porridge Days, album construit en duo avec les raffinements électroniques de Benjamin Moussay. On retrouve ici le jeu très coloré de ce claviériste protéiforme, entre giboulées de piano onirique au bord d’un précipice et architectures électroniques intimes et spectrales.

Dans son quartet Spoonbox, augmenté çà et là du violoniste Régis Huby, l’absence de basse donne encore plus de légèreté à la mousseline d’illusions pastel qui tapisse ce petit monde - un monde où Claudia Solal distille une véritable ivresse de contrastes. Dans le très sombre « But The Birds Above », elle créée un vertige qui semble vouloir happer l’auditeur. Sur la fine lame tranchante des saveurs excentriques et un peu inquiétantes, le sucré de la voix et l’amertume des constructions musicales s’enchevêtrent comme les branches noueuses d’un arbre centenaire qui, en un instant, pourrait en prendre ombrage et se draper d’une noirceur de conte pour enfants peu sages.

Lorsque le saxophoniste Jean-Charles Richard, autre comparse de Claudia Solal en improvisation libre, apporte sa petite touche acide, les saveurs de la musique trouvent leur équilibre dans des fantasmes épicés de comédie musicale (patents sur « Soundscape », pivot de l’album). Ce côté piquant revêt différents reliefs grâce à la rythmique métallique d’un Joe Quitzke très inspiré, qui n’appuie que rarement le temps pour contribuer à créer plutôt une sensation vaporeuse, une « fin de bouche » capiteuse (« Tara’s Room », sorte de divagation victorienne que Régis Huby nappe d’un supplément de langueur).

Les chansons du foisonnant Room Service mêlent avec bonheur littérature victorienne, jazz éthéré et improvisation sensible. La musique tumultueuse de Claudia prend ses racines tant dans les brumes d’un Canterbury fantasmé où l’on croiserait la route d’un lapin shakespearien que dans la Nouvelle-Angleterre rigoriste d’Emily Dickinson. Il en résulte un disque luisant et sombre à la fois, comme la théière d’étain des merveilles d’Alice.





 
     1.Claudia Solal- Salomé
      2. A thought went up my mind today
      3. Blocks
      4. Tara's room
      5. Double rabbit
      6. Soundscape
      7. Room service
      8. But the birds above
      9. The winter of our discontent        
    10. Jellybird pie  
    11. I shall keep singing        
    12. The den

jeudi 4 novembre 2010

Cameron Mizell - Tributary - 2010


 site Officiel

01 –Cameron Mizell-Tributary
02 – The Bottoms
03 – Sawdust Dive
04 – Mississippi Mud Clerk
05 – Ghost Town
06 – Juniors Swamp Sauce
07 – Another Old Fashion
08 – Swell
09 – The Return
10 – Tributary (Epilogue)

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mardi 2 novembre 2010

Magic Strings - les cordes enchantée - 2010


Stuart Blagden solo guitare
Iain Crane rythme guitare
David Ahmed rythme guitare
Claudio Weiss bass

01. Magic strings - Danube
02. All of Me
03. Clair de lune
04. Yours and Mine
05. Bouncin’ around
06. Valse de Gadjo
07. Them There Eyes
08. Swing 48
09. I surrender dear
10. Djangos Tiger
11. I’m Confessin
12. Stompin at Pierres
13. Say You Love Me
14. Minor Swing

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samedi 30 octobre 2010

Metropole Orkest, John Scofield & Vince Mendoza - 54 - 2010


Personnel: John Scofield: guitar; Vince Mendoza: conductor, arranger (1-5, 7, 8); Florian Ross: arranger (6); Jim McNeely: arranger (8); Arlia de Ruiter: first violin; Alida Schat: first violin; Denis Koenders: first violin; Erica Korthals Altes: first violin; David Peijinborgh: first violin; Pauline Terlouw: first violin; Feyona van Iersel: first violin;Seija Teeuwen: first violin; Merjin Robout: second violin; Herman can Haaren: second violin; Lucja Domski: second violin; Wim Kok: second violin; Elizabeth Liefkes-Cats: second violin; Marianne van den Heuvel: second violin; Vera van der Bie: second violin; Mieke Honingh: viola; Norman Jansen: viola; Julia Jowett: viola; Iris Schut: viola; Isabella Petersen: viola; Bastiaan van der Werf: cello; Emile Visser: cello; Annie Tangberg: cello; Jacsha Albracht: cello; Erik Winkelmann: contrabass; Arend Liefkes: contrabass; Tjerk de Vos: contrabass; Jelle Schouten: trumpet; Erik Veldkamp: trumpet; Jan Hollander: trumpet; Ruud Breuls: trumpet; Bart van Lier: trombone;

La nouvelle collaboration entre Vince Mendoza, arrangeur hors pair et également directeur artistique
du Metropole Orchestra, ensemble de 54 musiciens, et le guitariste John Scofield. Un écrin luxuriant où
les compositions de Scofield lui-même, réinterprétées ici pour effectif grand orchestre, font écho
aux morceaux de Mendoza, véritables « chefs-d’œuvre contemporains » (Scofield).

1. Scofield -Carlos
2. Jung Parade
3. Polo Towers
4. Honest I Do
5. Twang
6. Imaginary Time
7. Peculiar
8. Say We Did
9. Out Of The City

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Marc Ribot - Silent Movies - 2010


Marc Ribot est mon guitariste préféré. Il vient de sortir un nouvelle opus, “Silent Movies”  . Un album solo de ses compositions, une immense rêverie musicale, il montre l’étendue de son talent de créateur et d’instrumentiste. On reconnaît son jeu. C’est un très bel album avec une production élégante. Il est difficile d’individualiser un morceau, tant la cohérence est forte entre les morceaux et leur enchaînement. Si vous voulez entendre l’étendue de son talent écoutez “Fat man Blues”, “Radio”, “Flcker”. J’adore ce guitariste. Il accompagne john Zorn régulièrement et vous l’avez forcement entendu si vous aimez Bashung (les grands voyageurs ) . Le dernier morceau de l’album et le seul qui ne soit pas de Ribot est “Sous le ciel de Paris”, une version au rythme étonnamment lent, très maîtrisée. C’est magnifique, que du bonheur.

Bonne écoute et surtout ne lâchez rien. [kystes et autres choses]

1. Marc Ribot-Variation 1 01:51
2. Delancey Waltz 03:18
3. Flicker 05:22
4. Empty 02:04
5. Natalia in Eb Major 05:16
6. Solaris 03:47
7. Requiem for a Revolution 05:31
8. Fat Man Blues 04:49
9. Bateau 04:59
10. Radio 04:05
11. Postcard from N.Y. 08:31
12. The Kid 04:16
13. Sous le ciel de Paris 06:46

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